Il avait rêvé d'Israël comme d'une terre de liberté. Il allait découvrir le prix de l'ailleurs.
« La vie, ce n'est pas d'attendre que les orages passent, c'est d'apprendre à danser sous la pluie. »Sénèque
Lorsque son jeune neveu lui propose de le rejoindre en Israël pour travailler à ses côtés, Marc n'hésite pas longtemps. Franco-israélien, hyperactif et convaincu qu'une autre vie l'attend, il quitte la France avec l'enthousiasme de ceux qui pensent enfin rejoindre leur véritable place.
De Tel Aviv à Netanya, entre projets, rencontres, espoirs et déconvenues, la promesse d'une existence nouvelle se fissure peu à peu. Derrière la lumière de la ville blanche et l'horizon de la Méditerranée apparaissent une autre réalité, d'autres règles et le poids inattendu de l'exil.
Marc devra finalement apprendre qu'un ailleurs longtemps rêvé peut conduire à une profonde désillusion, et que revenir ne signifie pas nécessairement retrouver la vie que l'on avait laissée.
Goodbye, Tel Aviv est un récit autobiographique intime et lucide sur le déracinement, la désillusion et la difficulté de choisir entre deux pays auxquels on appartient sans jamais appartenir complètement à aucun.
« Il était presque dix heures du matin. Le temps était idyllique. Je pris l'ascenseur. En arrivant dans le lobby, les portes s'ouvrirent. Je vis trois grands gaillards. Ils m'empêchaient de sortir. L'un d'eux me montra sa carte de police. — Mister Cohen, you are under arrest! »
Dans Goodbye, Tel Aviv, Michael Brenner raconte le parcours de Marc, un Franco-Israélien qui quitte la France pour tenter une nouvelle vie en Israël. Il croit partir vers la liberté, la réussite et une terre à laquelle il appartient déjà. Mais, de Tel-Aviv à Netanya, le rêve se fissure et laisse apparaître une réalité bien plus complexe.
Derrière Marc se trouve une expérience profondément personnelle. Michael Brenner revient sur son départ, ses illusions, ses erreurs et ce que cette aventure lui a appris sur Israël, l'exil et l'appartenance.
J'ai écrit ce livre parce que ce que j'avais vécu ne ressemblait à rien de ce que l'on m'avait raconté.
Avant de partir, j'entendais deux discours sur Israël. Pour certains, c'était la terre promise, le pays où un Juif pouvait enfin être chez lui, entouré des siens et libéré du sentiment d'être toujours un peu étranger. Pour d'autres, Israël n'était qu'un pays de conflits, de tensions et de contradictions.
Mon expérience ne correspondait totalement à aucun de ces deux récits.
J'ai découvert un pays vivant, fascinant, parfois généreux, mais aussi dur et difficile à comprendre. J'y ai connu l'enthousiasme, les projets, les rencontres et la sensation grisante de pouvoir tout recommencer. J'y ai également connu les désillusions, la solitude et la difficulté de trouver ma place.
Je ne voulais ni défendre Israël ni l'accuser. Je voulais simplement raconter ce qui s'était réellement passé, de l'intérieur, à hauteur d'homme.
Je n'ai pas quitté la France parce que je la détestais. Je suis parti parce que je pensais qu'une autre vie m'attendait ailleurs.
Mon jeune neveu m'a proposé de le rejoindre en Israël pour travailler avec lui. Cette proposition est arrivée à un moment où j'avais besoin de mouvement, de projets et d'un nouveau départ. J'étais prêt à croire qu'un changement de pays pouvait tout remettre en ordre.
Je possédais déjà la nationalité israélienne. Israël n'était donc pas, à mes yeux, un pays complètement étranger. Il représentait une appartenance familiale, culturelle et affective. Je pensais que cette identité me permettrait de m'y intégrer naturellement.
Je suis parti avec beaucoup d'énergie et une confiance presque excessive. Je ne voyais pas seulement un projet professionnel : je voyais la possibilité de devenir enfin l'homme que je voulais être.
« Je n'ai pas écrit ce livre pour juger un pays. Je l'ai écrit pour raconter ce qu'un homme devient lorsque le rêve qu'il poursuivait rencontre la réalité. »Michael Brenner



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